Jeu
08
Mar
2007
Il paraît que c'est notre journée aujourd'hui, ah bon??? demain, c'est fini???
j'aurais bien aimé une journée détente, moi, mais râté, avec Louise à la maison....
Nous terminons notre troisième semaine en ensemble, c'est parfois difficile, comme au moment des repas, la miss refuse les légumes cuits qu'elle mangeait avant ( les pros appellent ça la "néophobie"), mais se régale avec les crudités (tomates, maïs, avocats, radis) et ne mange plus de compotes non plus... quand elle n'en veut plus, elle jette tout par dessus bord
: il faut alors être plus rapide qu'elle, la sortir de table, et en général, je le mets au lit!
Pour la sieste, il faut insister aussi, d'autant qu'elle peut se lever facilement maintenant qu'elle dort dans un "lit de grande"... on vous montrera des photos prochainement.
Bref, moi qui suis mère au foyer depuis quelques semaines et ce jusqu'en septembre, je tire un grand coup de chapeau à toutes celles qui ont pris un congé parental ou qui ont renoncé (par choix ou nécessité) à une actvité professionnelle pour élever leurs enfants... Et puis bravo aussi aux femmes qui veulent faire carrière dans le milieu de l'entrepise ou la politique (ça existe faire une carrière dans la fonction publique???)!!!! et puis pour celles qui arrivent à tout réussir, elle mériteraient largement plus qu'une journée!
Un petit article intéressant mais inquiétant :
Travail et bébés: les Françaises encore loin du "libre choix" (DOSSIER, PAPIER D'ANGLE)
PARIS, 4 mars 2007 (AFP) - L'image d'Epinal de la femme française, championne des bébés et du travail, cache une réalité plus complexe, avec de plus en plus de travailleuses précaires et de mères contraintes de cesser le travail, faute de structures d'accueil.
La France est montrée en exemple, où elle se distingue pour son taux de fécondité de deux enfants par femme, le plus élevé en Europe et quasi-suffisant pour renouveler les générations, ainsi qu'un taux d'activité féminin au-dessus de la moyenne (81% des femmes de 25 à 49 ans en activité).
Mais, s'il est globalement élevé, le taux d'activité a ralenti sa progression depuis les années 1990, et nettement pour les jeunes mères.
Dans "Le deuxième âge de l'émancipation" (Le Seuil), la sociologue Dominique Méda et l'économiste Hélène Périvier soulignent un "paradoxe alarmant et quasi-inaperçu": "les femmes actives sont plus nombreuses, mais elles travaillent moins que les générations précédentes".
Leur taux d'activité ne se maintient qu'en comptant les chômeuses et celles qui occupent des emplois à temps partiel, dont le nombre a plus que doublé depuis le début des années 90 (de 12,5% à 30,8%).
Actuellement, le taux d'emploi des femmes de 15 à 64 ans est de 63,8%, mais de 50% seulement en équivalent temps plein.
En horaires décalés, dans la grande distribution ou les services, avec des demi-salaires insuffisants pour vivre, le temps partiel est souvent "subi".
- Il a accru le nombre de "travailleuses pauvres", alerte la délégation aux droits des femmes de l'Assemblée nationale, notamment parmi les "chefs de famille" de plus en plus nombreuses (+ 23% en dix ans).
- Pour celles qui ont des revenus proches du Smic (80% des bas salaires en France sont perçus par des femmes), la tentation est forte de quitter le marché du travail à la venue des enfants.
- Quand les crèches n'offrent de place qu'à un enfant sur dix et que l'assistante maternelle est introuvable ou trop chère, le congé parental de quelque 500 euros par mois est fortement incitatif, mais après trois ans d'interruption, le retour à l'emploi est plus difficile.
- Le complément de "libre choix d'activité", que la quasi-totalité des pères se refusent à prendre, a fait reculer le taux d'activité des mères de deux enfants de 70% à 55%.
- Le recul de l'âge de la première maternité est en outre jugé "inquiétant" par les démographes.
- Difficultés pour entrer dans le monde du travail, précarité des premiers emplois (stages, CDD), pressions de l'entreprise, les Françaises ont leur premier enfant en moyenne à 30 ans. Elles rattrapent leur retard ensuite, à la différence de leurs voisines, notamment allemandes, mais jusqu'à quand ?
- Aux inégalités persistantes entre hommes et femmes, s'ajoute une inégalité entre femmes, constatent les sociologues.
- L'écart se creuse entre celles qui "ont le choix" entre travail et garde des enfants à la maison, et les autres, travailleuses pauvres, pénalisées par le manque de structures d'accueil, et futures retraitées précaires.
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